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  • : Bonjour ! Je suis ravie que vous veniez me rendre visite... Ce blog est fait pour partager avec vous mes passions pour les loisirs créatifs (broderie, scrap, pergamano, peinture...) mais aussi pour les balades à Vespa dans notre beau département du Tarn&Garonne... J'y parle aussi de mes lectures... Son nom sonne comme le nom d'un pays du nouveau monde : celui de la retraite et ses menus plaisirs. Merci de me laisser une petite trace de votre passage grâce aux commentaires !
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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 09:06

Oui, encore un livre sur l'école... (on ne se refait pas!)
A vrai dire, certains chapîtres m'ont enthousiasmée, la fin m'a carrément déçue voire interrogée.
J'ai bien aimé la conception de l'ouvrage qui, comme l'auteur l'annonce dans sa préface, met en corrélation les critiques que l'on peut faire sur le système éducatif français et des propositions pour l'améliorer.
Bien sûr, on peut opposer à cet exposé une ressemblance avec ce qui s'est fait précédemment, un retour en arrière (ce que l'on reproche aussi au ministre du reste...), mais je me reconnais dans certaines prises de position.
Concernant le "blackblancbeur", lanque parlée dans les banlieues et la violence concommittante, je ne me permettrai pas de m'exprimer car c'est un sujet que j'ignore totalement ; je me contenterai d'approuver l'incitation à la maîtrise du "bon français" qui ouvrira davantage les portes d'accès à un emploi...
Quelque soit le  niveau de classe (maternelles, primaire...) j'approuve quand il dit :
"Mais qui ne comprend que le vrai respect de l'enfant passe par toute une série de contraintes acceptées, digérées et non de je ne sais quel vagabondage perpétué."
De même quand il conseille aux enseignants, lors de réunions avec les parents d'élèves, de solliciter leur aide pour des tâches qui leur incombent directement et naturellement (vie régulière, heures de sommeil suffisantes, sollicitations culturelles fréquentes, limitation du temps devant la télé...). Mais ces propos n'ont rien de nouveau !
Comme lui, j'ai toujours eu une forte conscience du rôle important des classes maternelles sur la scolarité future de par son rôle de sociabilisation, par les habitudes de comportement (écoute, attention, réflexion, mémoire, effort...). Personnellement, je rajouterai que la vision que les parents -et la famille en général- ont de l'école et de son rôle, influence beaucoup celle de l'enfant. Et ce quelque soit son âge ! Lorsque les familles transmettent aux enfants que l'école c'est important, que les professeurs sont des personnes respectables et à respecter, tout se passe beaucoup mieux pour tout le monde !
Sur le chapître traitant des méthodes de lecture, il me semble que ce qui est important, c'est que l'enseignant se sente à l'aise avec celle qu'il utilise et que tous les élèves sachent lire à la clé. Bien sûr, on peut estimer que telle ou telle technique est plus adaptée à certains élèves ou qu'une autre apporte un plus pour certains... Mais n'est-ce pas plutôt du ressort du maître de s'adapter plutôt qu'au Ministère d'imposer ?
Personnellement, je suis toujours très surprise lorque j'entends citer les statistiques sur le nombre d'enfants ne maîtrisant pas la lecture en 6ème... Il est vrai que ce sont des moyennes nationales. Mon analyse sur le sujet me faisait dire, il y a quelques temps, que l'on avait trop insisté sur la compréhension et sur le sens, au détriment de l'oralisation de textes et qu'il fallait donc redonner à la lecture à haute voix toute sa place y compris en cours moyen.
Comme l'auteur, je pense que la période de Pédagogisme que nous venons de passer ces 20 dernières années, nous ont fait croire qu'enseigner se résumait à maîtriser quelques "bonnes" méthodes issues de la Recherche Pédagogique (à laquelle, j'ai moi-même contribué !) et de ce fait le bon sens du pédagogue s'est vu complètement bridé ! D'autant, qu'on en a oublié que la réussite de l'élève passe avant tout par la qualité de son travail personnel. "Apprenons à nos élèves à exercer leur métier d'élève" nous disait une de nos formatrices. "Le petit individu doit apprendre en classe à devenir un être de travail, d'écoute et de responsabilité."
Moi aussi, je crois qu'il est important de redonner sa place au "par coeur", tant les structures linguistiques s'ancrent en nous par ce biais, sans nous en apercevoir et tant la mémoire a besoin de cet exercice pour s'entraîner (je ne reprendrai pas le terme de "se muscler" qui a provoqué des critiques négatives de personnes qui semblent ne pas savoir que dans la langue française, il existe une forme de langage que l'on nomme : sens figuré...). De même, je crois à l'importance de faire connaître aux enfants, dès le plus jeune âge, des textes de la littérature classique française ; exit la littérature enfantine moderne, exit le langage des rues, le langage ordurier voire grossier : il n'a pas sa place à l'école ! Tout juste bon pour se distraire à la maison !...
"La vraie démocratisation est dans la reconnaissance de la variété des capacités, non de l'alignement -par le bas- des savoir-faire."
"Parmi ces objectifs, la transmission de tous les savoirs fondamentaux d'une culture bien définie : la nôtre."
"Donner à l'école la mission d'instruire et responsabiliser les parents à leur rôle d'éducateurs."
"Supprimer les activités péri-éducatives : ce n'est pas à l'école de combattre l'obésité par des opérations petits déjeuners, en tous cas pas sur le temps scolaire."
"Il faut inculquer aux élèves l'envie d'être les meilleurs, le désir de (se) dépasser".
"Elaborer des règlements intérieurs stricts, sur un cadre précis fourni par le ministère"
(n'en déplaise à C.V.G. si elle passait par là !)
"Prévoir une échelle de sanctions qui fasse comprendre à l'élève que la vraie punition, c'est d'être privé d'école."

Voilà autant de propositions auxquelles j'adhère tout à fait !

Je ne me permettrai pas d'émettre une opinion sur les 4 derniers chapîtres car je n'ai aucune compétence en ce domaine...
Par contre, je trouve tout à fait incongrue, la partie traitant de soi-disant "nouveaux programmes" pour les maternelles : d'une part, parce que je ne vois guère de différence avec ce qui se pratique et d'autre part parce que j'ai un doute sur l'authenticité de l'auteur ! Cela ressemble plus à la "recopie" d'un rapport de stage... Je ne saisis pas très bien pourquoi on cite "la directrice" dans les conseils de programme (toutes les enseignantes en maternelles ne sont pas directrices que je sache)...

Enfin, je n'ai pas aimé le qualificatif de "rétrograde" pour l'institution privée qui a souvent été à la pointe d'innovations et de réflexion (mais les propos ne sortent-ils pas de la bouche d'un défenseur convaincu de l'école publique ?...) institution soumise aux mêmes règles et aux mêmes contrôles que l'école publique. Ces propos ne font que prouver une fois de plus, à quel point cette institution, contractuelle d'état faut-il le rappeler, est méconnue et sur laquelle il reste des aprioris tenaces et rétrogrades.
A la longueur de mes propos, vous pourrez juger à quel point le sujet est encore sensible chez moi, bien que je sois à la retraite...
de m'avoir lue, jusqu'au bout !

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commentaires

Schlabaya 04/05/2009 11:22

C'est sans doute l'une des raisons, effectivement. Une autre étant que l'école valorise la culture "bourgeoise" (ce mot n'est pas péjoratif pour moi), qui ne correspond pas forcément aux références de l'enfant...Cela étant, le sujet est complexe. Changer l'école reviendrait à changer la société...

F.Annie 03/05/2009 23:53

C'est un constat fréquent... Mais la réussite de certains et les difficultés des autres, ne serait-ce pas dû en grande partie au fait que l'école est essentiellement basée sur l'utilisation de l'intelligence logico-mathématique au détriment de toutes les autres (voir la théorie des intelligences multiples de Gardner) ?...Merci d'être passé par là et d'avoir donné votre avis sur la question !

Schlabaya 03/05/2009 21:24

Ce n'est ni le premier, ni le dernier livre sur l'école à prendre position dans ce sens. Je suis d'accord avec un certain nombre de choses, pas avec tout, je trouve tout de même l'auteur excessivement passéiste. Ce qui me frappe, c'est la croyance naïve que l'on va tout changer grâce à de bonnes intentions et à des initiatives individuelles. Bizarrement, les enfants qui réussissent à l'école sont ceux qui sont issus de familles favorisées, au moins sur le plan culturel. Bizarrement, l'école reproduit les inégalités sociales. Alors, demander aux parents de recadrer leurs enfants, de leur accorder plus d'attention, etc, c'est louable, mas je doute que cela suffise.

F.Annie 04/05/2008 12:02

Non, non, Caro, pas de critique des enseignants dans ce volume ! Plutôt une remise en cause des décideurs de l'Education Nationale... et un plaidoyer pour le retour à la liberté pédagogique des instits !Merci d'être passée par là. Bises.

Caro 04/05/2008 11:14

Je l'ai brièvement parcouru, au supermarché, et définitivement.. Non!Sa violente diatribe contre les instits ignares, sacrifiés par l'IUFM... Ras le bol!