Je viens de lire : 
Bien que je sois quasiment à la retraite, le sujet continue de m'intéresser...
L'école a tellement évolué ces dernières années ! J'avais lu dans le magazine Prima, une présentation de cet ouvrage, avec le pour et le contre et cela m'a vraiment donné envie de le lire...
L'auteur y critique entre autre les 80 % de réussite au bac, idée démagogique qui laisse tout autant de jeunes sur la touche que du temps où le taux de réussite était de 20 % !
Je vous en livre quelques extraits qui vous donneront peut-être l'envie de le lire...
- "On forme ainsi des générations de frustrés qui revendiqueront leur formation Bac+3, tout en se voyant proposer des emplois subalternes."
- Cela fait presque 30 ans qu'il n'est plus question d'apprendre quoi que ce soit aux élèves -rien, en tout cas qu'ils n'aient sollicité. Toutes les instructions officielles, particulièrement en primaire, vont dans ce sens. L'apprentissage doit venir du désir d'apprendre -lequel est, on ne s'en doutait pas, spontané."
-"L'élève est en droit d'exiger un savoir. Et l'enseignant a le devoir de l'instruire. L'élève doit être pris au sérieux : il est là pour travailler. L'enseignant a le devoir de le faire trimer: il n'est pas là pour faire garderie - ni pour animer des débats, ou encadrer des travaux personnels pompés sur Internet."
- "L'élève n'est pas en classe pour s'exprimer. Il est là pour écouter, apprendre."
- "Je compris ainsi, dès le début des années 80, que l'école était la gare de tri des héritiers -les nantis d'un côté, les déshérités de l'autre. La promotion au mérite s'estompait déjà. Elle a presque aujourd'hui disparu, même à haut niveau..."
- "L'école lieu de vie, lieu d'envie, lieu de désir ? L'école fabrique désormais à flux tendu des anabolisés de la pensée, gavés aux "activités", aux animations et aux sorties diverses, constamment stimulés à se disperser dans l'éphémère."
- "On n'apprend pas sans blessures-sa viedurant. La fragilité constitutive dont finissent par hériter la plupart des élèves, parce qu'ils ont été éduqués dans du coton, fait forcément l'affaire de ceux qui les exploiteront. Les remontrances des maîtres, les moqueries des camarades, le tête à tête avec les difficultés, fortifient le système immunitaire de l'intellect."
Il y critique également la création du collège unique, la supression de l'apprentissage précoce et la création de multiples filières préprofessionnelles, la réduction des connaissances littéraires et culturelles et explique comment notre système éducatif, tant envié par les autres pays, il y a quelques décennies se classe maintenant en queue de peloton des pays européens.
Voilà, j'espère vous avoir donné l'envie de le lire...
